Radio cloaque, bonjour
Ce n’est plus le vide sidéral c’est le désert de Gobi
Y a plus personne dans le poulailler
Faut dire qu’il y avait trop de fientes
Et quand çà déborde, çà pue
Ca fait fuir le beau monde
Et toutes les poulettes bling bling au nez sensible
Ou alors on fait le ménage
Ou on créé un nouveau poulailler
Mais elles sont bien trop paresseuses les vielles carnes
Ni l’un ni l’autre
Alors pour faire bonne figure
Elles font du remplissage
Et apparemment elles vouent une adoration sans borne
A l’égérie des adorateurs du gros cochon n’a qu’un œil, Jeanne d’Arc
Surtout la Pouleauchatfada
Alors là, elle m’a sidérée la grosse
Fonctionnaire de la poulaille à la retraite
Elle jubile en racontant ses souvenirs de boulot
Et son admiration pour la pucelle
Et puis sautant du coq à l’âne
De vous dire qu’elle va passer sa soirée dans un café
« où tout à l'heure il y aura une discussion philosophique »
Une ancienne de la poulaille devenue philosophe
Moi je n’avais encore jamais vu çà
Le poulailler nous réserve encore quelques surprises jubilatoires
